Millésimes

Millésimes des vins des régions de France

Bourgogne

1980

Année médiocre,  mais de belles réussites en  rouge dans la Côte de Nuits. Un peu moins de réussite sur les blancs. Ce sont malgré tout des vins qui doivent déjà être dégustés, sinon attention aux mauvaises surprises. Peut-être quelques exceptions…..

1981

Les vins rouges sont dans l’ensemble assez décevants au départ, même s’ils ont retrouvé une seconde jeunesse après quelques années de bouteille. Les vins blancs quant à eux étaient plus flatteurs et arrivés à leur apogée dans les années 90.

1982

Les vins rouges ont donné le meilleur d’eux-mêmes après quelques années de bouteille, dans l’ensemble ils ont séduit par l’élégance de leur expression aromatique et leur structure harmonieuse. Les vins blancs sont apparus tendres et charmeurs et atteints leur apogée et devaient être consommés au début des années 2000, à l’exception de quelques Grands Crûs.

1983

Très grande année. Les rouges ont été marqués par des tannins puissants et fermes. Après quelques années de bouteille, ils ont acquis plus de civilité et l’arôme s’est anobli, permettant d’être encore dégustés aujourd’hui. Les vins blancs se sont imposés par leur opulence et leur gras et peuvent encore être conservés aujourd’hui notamment dans les Grands Crûs.

1984

Moyennement colorés et peu marqués, les vins rouges ont rehaussés leur structure avec l’âge, mais  pour la plupart aujourd’hui ils devraient déjà être consommés depuis fin des années 90. Les vins blancs  ont étés très floraux et d’une belle vivacité, ils ont légèrement gagné en gras avec les années, mais comme les rouges, il a fallu les déguster rapidement.

1985

Certainement la meilleure année des années 80. Les vins rouges ont été remarquables par leur concentration aromatique et leur harmonie, de très grande garde, ils sont arrivés à leur apogée dans le milieu des années 2000. Les vins blancs ont sollicités l’admiration, ils ont séduit par leur arôme très aérien, avec un moelleux sans excès et une acidité qui leur a permis d’avoir beaucoup d’élégance, et continuent à satisfaire pleinement à l’heure actuelle.

1986

Récolte abondante , les vins rouges ont été sujets à une évolution rapide. Avec le temps, ils ont gagné en relief et certains étaient dignes de côtoyer les plus grands. Leurs tannins un peu austères au départ leur ont permis de se maintenir de longues années en bouteille. Les vins blancs ont été quant à eux une grande réussite, et ces vins étonnent encore aujourd’hui par leur richesse aromatique marquée par une dominante d’amande grillée sur un fond de miel.

1987

Millésimes de qualité satisfaisante et assez homogène dans l’ensemble. Les vins rouges d’une belle couleur ont révélé leur arôme avec une grande distinction, avec des tannins assez doux. Les vins blancs ont gagné en ampleur avec les années, mais pour la plupart aujourd’hui, hormis quelques grands crûs, ils sont arrivés à terme.

1988

Les vins rouges n’avaient ni le gras, ni l’ampleur des 85. Au départ avec des tannins austères, ils ont gagné en harmonie dans les années qui ont suivi. Les vins blancs sont longtemps restés bloqués dans leur évolution, mais pour ceux qui ont su attendre, ils se sont faits pardonner tellement leur épanouissement a été réussi.

1989

Les vins rouges ont étonné par leur expression aromatique, une grande pureté, où le Pinot Noir a étalé tout le registre des petits fruits rouges. Ils ont gagné en harmonie avec le temps, avec des tannins très doux, ils ont charmé par leur élégance. Les vins blancs présentent rondeur et opulence, avec des notes de noisette, d’amande, de confit et de coing. Ils ont su conserver une acidité suffisante pour concilier puissance et élégance.

1990

Les rouges ont été d’une qualité exceptionnelle, il faut revenir loin en arrière pour retrouver une telle réussite. Un équilibre remarquable, de très haut niveau, et d’une belle complexité. Leur potentiel les destine à une longue vie. Les vins blancs n’ont ni le gras, ni la rondeur que l’on pouvait espérer, mais ils imposent leur élégance et leur expression aromatique. Une bonne acidité leur assure un bon vieillissement.

1991

Un millésimes de garde pour les rouges, qui gagnera en harmonie dans le temps. D’une bonne intensité, ils étonnent par leur structure très affinée avec des dominantes de fruits sauvages et d’épices. Les vins blancs avaient un aspect dilué au départ, mais avec la garde, ils ont gagné en ampleur et en complexité. Les appellations villages doivent déjà être consommées, quant aux Grands Crûs, une acidité sans excès donne à l’ensemble une structure élégante qui saura maintenir leur niveau dans le temps.

1992

Les vins rouges ont des tannins très doux, élégance et tendresse. Avec des notes de fruits rouges ou animales, ils possèdent une grande pureté. Ils séduisent pleinement actuellement et gagneront en complexité dans les années à venir. Les vins blancs sont d’une très grande réussite et ont une remarquable expression aromatique de miel, de fruits secs, des notes plus végétales, enrichies par la vanille et la praline grillée. Bel avenir pour ces bouteilles.

1993

Les vins rouges sont d’une couleur profonde et pourpre. Ils ont des arômes de fruits noirs, de boisé, de grillé. Leur évolution sera certainement plus rapide que les 90. Les vins blancs ont de belles réussites dans les Premiers Crûs et les Grands Crûs avec une expression florale rehaussée par des notes citronnées et mentholées.

1994

De garde moyenne, les vins rouges s’expriment par l’intensité de leur robe, avec des notes de fruits noirs et une belle structure. Ils séduisent par leur finesse. Les vins blancs sont d’une belle réussite. Spontanés et très aromatiques, ils sont floraux, fruités, et ont une ampleur et un gras renforcé par des notes d’écorces et de cire d’abeille. Se sont des vins qui satisferont pleinement les amateurs de grands vins.

1995

Les vins rouges sont d’une couleur profonde et intense. Ils sont fruités, bien équilibrés avec des tannins ronds et fondus. Les vins blancs  sont riches en sucre  naturel et dotés d’une bonne acidité, ils sont aptes au vieillissement. Frais et fruités, ils possèdent un équilibre remarquable.

1996

Les vins rouges possèdent une belle robe soutenue. Leur nez  est concentré et très fruité. En bouche, les vins sont bien structurés avec  des tannins fins. Leur fruit et leur équilibre les rendent très harmonieux. Les vins blancs ont des arômes bien développés. Ils sont amples et élégants avec une bonne acidité qui leur donne beaucoup de fraîcheur.

1997

Une récolte précoce et de belle qualité a donné des vins rouges remarquables par leur richesse et leur équilibre. Amples, élégants, racés, ils sont prometteurs d’un grand millésime. Les vins blancs sont tous d’un belle intensité. Leur nez se caractérise par des notes de fruits mûrs. Souples et charnus en bouche, ils sont agréables et devraient s’affirmer avec l’âge.

1998

Le millésime se caractérise par une certaine homogénéité dans la qualité. Les vins rouges ont une belle couleur. Ils ont une structure en bouche très bien équilibrée avec un fruité développé, soutenu par des tannins souples et harmonieux, qui leur donnent un avenir plus que prometteur. Les vins blancs sont expressifs et flatteurs. Ils se distinguent par leur élégance qui est mise en relief par une bonne acidité. De bonne garde.

1999

De belles récoltes pour ce millésime, qui a donné des vins prometteurs qui se distinguent par leur pureté et un bel équilibre. Les vins rouges présentent une très belle robe. Ils ont un caractère affirmé qui s’exprime par un fruité extrêmement savoureux. Ils sont charnus avec des tannins fins. Les vins blancs sont flatteurs. Ils se caractérisent par un équilibre parfait et une fraîcheur mise en relief par une bonne acidité.

2000

Les vins rouges sont de très belles réussites. Ils présentent une robe vive et soutenue. D’une fraîcheur exceptionnelle et un goût de fruits rouges très prononcé, ils ont un nez très aromatique, ils sont élégants et bien équilibrés avec des tannins présents qui leur confèrent une grande garde. Les vins blancs sont fruités et d’une grande pureté, riches et puissants avec un bel équilibre et une bonne acidité.

2001

Les vins rouges ont une couleur rouge vif d’une belle intensité, ils sont charnus avec un fruité bien présent agréable et expressif qui ravira les amateurs, avec des tannins fermes qui présage d’une très grande garde. Les vins blancs sont bien équilibrés avec un fruité  et une acidité soutenue. Ils sont  francs et d’une finesse exceptionnelle. Ce millésime ne demande qu’à évoluer tant son potentiel est certain.

2002

Les vins rouges très réussis offre des vins d’une belle couleur rubis et une maturité, une vigueur et un beau velouté. Même s’ils sont encore fermés, se sont des vins de grande qualité qui mettront plusieurs années avant de s’ouvrir. Ce millésime contera parmi les plus grands. Les vins blancs, quant à eux sont incroyablement aromatiques avec un gras exceptionnel, même s’ils doivent être dégustés plus tôt que les rouges, ils resteront gravés dans les mémoires car leur potentiel de garde est impressionnant.

2003

Année de sècheresse exceptionnelle, les vins rouges sont  somptueux et parfaitement équilibrés. D’une grande opulence et d’une longueur en bouche exceptionnelle, ils sont d’une richesse aromatique exemplaire de fruits rouges, avec des arômes de mûres, de cerises noires, de cassis, de réglisse et d’épices. Les vins blancs sont amples, suaves et sont marqués par des notes de fruits frais et de fruits secs. Dans quelques années, les meilleurs terroirs exprimeront toute la richesse de ce millésime hors normes.

2004

Les vins rouges sont élégants et racés. Des notes de fruits rouges acidulés viennent ponctuer une bonne longueur en bouche avec des tannins d’une structure assez fine. Les vins blancs sont amples et généreux, d’une grande fraîcheur aromatique, ils ont un bon équilibre entre les fruits frais et une bonne acidité.

2005

Les vins rouges présentent un bon équilibre entre des tannins présents et une bonne acidité. Des arômes de fruits rouges continueront à se développer avec l’âge. Les vins blancs sont gras avec une palette aromatique très plaisante. Même s’ils sont encore fermés, ils sont très prometteur d’une excellente garde.

2006

Les vins rouges sont véritablement gourmands avec des goûts de fruits très prononcés, des tannins bien présents  et une jolie couleur rouge vif augure des vins de bonne garde. Les vins blancs sont bien gras et offrent une bonne acidité. Ils offrent une grande richesse aromatique avec des odeurs d’agrumes et de fruits frais, accompagnées de senteurs florales tendrement épicées. Des vins à mettre en réserve pour les années à venir.

2007

Les vins rouges d’une belle couleur rouge vif, offre des  saveurs de fruits rouges frais et friands. La maturité des raisins a permis d’avoir une structure tout en finesse. Ils possèdent un bon équilibre en bouche. Les vins blancs sont opulents et suaves, marqués par une bonne minéralité et une diversité aromatique donnant élégance et harmonie.

2008

Les vins rouges possèdent une belle couleur profonde, des tannins bien présents, ronds et soyeux, un fruité  à très fort potentiel, certainement de très bonne garde. Les vins blancs  possèdent une belle couleur et une structure exceptionnelle. D’une belle vivacité en bouche, avec une acidité toute en nuance, ils s’exprimeront très nettement avec de l’âge.

2009

Les vins rouges sont d’un rouge brillant et très plaisants visuellement. Tout aussi flatteurs à la dégustation, les arômes de fruits rouges et noirs explosent en bouche en nous faisant découvrir des notes épicées. Bien équilibrés, le tout est soutenu par des tannins soyeux. Les vins blanc possèdent déjà leur palette aromatique. Ils sont frais et plaisants en bouche généreuse, avec une acidité bien prononcée qui leur donnera tout la rondeur que les blancs de Bourgogne peuvent exprimer.

2010

Qualité excellente, quantité très faible. Les vins rouges ont la couleur qui est celle des plus beaux Pinots Noirs : brillants, profonds, sans être trop foncés. Ils ont un excellent toucher en bouche, de l’opulence, de la générosité, de beaux parfums, une grande fraîcheur. Les blancs offrent également un bon toucher de bouche. Ils montrent une palette aromatique marquée par la fraîcheur et la complexité, mais il est encore trop tôt pour apprécier leur minéralité. Des vins homogènes, avec de grandes réussites en rouge comme en blanc : concentration, tannins onctueux, fraîcheur et acidité. Un millésimes d’excellente garde.

2011

Les premières dégustations avaient réservé de belles surprises. Les blancs s’annoncaient vifs et aromatiques. Les rouges, aux robes rubis et brillantes, révèlaient des arômes de fruits noirs et d’épices renforcés par des tannins ronds. Le millésime 2011 s’annoncait sans doute comme le plus compliqué  de ces trente dernières années, mais il vérifie la pertinence de la hiérarchie des parcelles dont la Bourgogne s’est fait le modèle en matière de viticulture de terroir.

Ce millésime sera celui de l’élégance et de la gourmandise avec des vins facile à boire et des tannins souples, il est sans conteste un millésime très équilibré à découvrir absolument.

Bordeaux

1980

Un millésime médiocre pour la plupart des vins rouges. Les vins sont légers, acides et sans caractère. De bonnes réussites dans les appellations Graves et Margaux (château Margaux fut la réussite du millésime), et, dans les Pauillac où l’on goûte des vins élégants, souples et de bonne garde. En revanche, 1980 est une excellente réussite pour les Sauternes avec des vins riches, intenses et d’une grande maturité.

1981

Un millésime classique avec des vins de bonne qualité. La plupart des vins présentent un équilibre satisfaisant. Les vins sont élégants et moyennement corsés. Les vins de Graves sont souvent mieux réussis que les Médoc. Les liquoreux sont plaisants et aromatiques mais de garde limitée.

1982

Un millésime exceptionnel en qualité et en quantité. La plupart des châteaux ont produit des vins riches, concentrés et d’une incroyable complexité. Le millésime 1982 s’inscrit comme un millésime de légende dans le bordelais. Un cran en-dessous pendant leur jeunesse, les liquoreux se révèlent aujourd’hui d’une richesse peu commune.

1983

Un millésime de qualité avec une récolte abondante. D’évolution plus rapide que les 1982, ces vins sont généreux et intensément fruités. On remarque des réussites exceptionnelles à Pauillac, Pomerol et Saint-Emilion. Les Sauternes sont remarquablement longs, onctueux et équilibrés.

1984

Un petit millésime. Des vins acides, peu équilibrés et austères. De bonne garde, compte tenu de la forte proportion de cabernet-sauvignon, les vins manquent toutefois cruellement de profondeur et de charme. La plupart des grands châteaux de Saint-Emilion et de Pomerol ont déclassé leur production. Mieux réussis, les liquoreux sont légers et élégants.

1985

Un millésime exceptionnel. Particulièrement élégants dans leur jeunesse, ces vins sont aujourd’hui veloutés, suaves et d’une grande finesse. Les vins du Médoc, souples aux tannins bien fondus, séduisent par leur tendresse et leur fruité. Les Pomerol et Saint-Emilion allient merveilleusement concentration et finesse. Les blancs secs sont riches et complexes. Les liquoreux sont amples, mielleux et fruités.

1986

Un millésime exceptionnel en quantité et en qualité. Les vins rouges se révèlent d’une extrême richesse et bénéficient d’une structure tannique imposante. Les grands vins du Médoc et de Graves sont majestueux et peuvent rivaliser avec les meilleurs millésimes du siècle comme 1982, 1961 ou 1929. Les blancs secs possèdent une longueur incroyable. D’une richesse absolue, les liquoreux sont inoubliables.

1987

Un millésime correct. Les châteaux ont produit des vins élégants, mûrs et délicieusement fruités. Les raisins récoltés à maturité, à l’inverse d’autres millésimes difficiles, ont engendré des vins d’une extrême souplesse et d’une grande distinction. Les blancs secs sont souples et agréables. Les liquoreux sont fruités mais de garde limitée.

1988

Un millésime trop souvent occulté par son cadet d’un an. Le Médoc a connu un été magnifique. Colorés, puissants et excessivement tanniques, les grands vins du nord du Médoc se distinguent par un formidable potentiel de garde. Les Pomerol et Saint-Emilion se montrent d’une grande richesse. L’appellation Graves est probablement celle qui a produit les plus beaux vins. Les blancs secs sont riches et parfaitement équilibrés. Pour les liquoreux, il s’agit de l’un des grands millésimes du siècle. D’une puissance aromatique sans équivalent, les Sauternes sont merveilleux de richesse et de concentration.

1989

Un millésime exceptionnel. Des conditions climatiques frôlant la perfection, associées à des vendanges extrêmement précoces contribuèrent à élaborer des vins mûrs, d’une concentration parfaite, avec des tannins veloutés. Puissants et très alcooliques (jusqu’à 14°5 pour certains Pomerol), la plupart de ces vins sont dotés d’un formidable potentiel de garde. Les blancs secs sont complexes. Les liquoreux se révèlent amples et d’une richesse hors-norme.

1990

Un millésime d’exception en qualité et en quantité. Les vins sont peu acides mais dotés de tannins puissants et veloutés. Les meilleurs vins proviennent de vignobles implantés sur des sols lourds (Saint-Estèphe, Saint-Emilion) et de propriétés ayant pratiqué une sélection draconienne afin de limiter les rendements. En règle générale, les vins de ce millésime sont des modèles de charme et de distinction. Les blancs secs sont grandioses. Pour les Sauternes, vendangés avant les rouges, il s’agit d’un millésime historique. Puissants et complexes, ils représentent des chefs-d’œuvre absolus de concentration et de richesse.

1991

Millésime moyen. De nombreux domaines ont déclassé la totalité de leur récolte. Les vins sont souples, plaisants mais peu concentrés. Ce sont dans les appellations Pauillac, Saint-Julien et Saint-Estèphe que l’on trouve les meilleures réussites. Les blancs secs sont maigres. Les liquoreux se révèlent légers et sans caractère. Pas de production d’Yquem dans ce millésime.

1992

Millésime moyen. Tous les vins ne sont pas une réussite. Les meilleurs, sont fruités, souples et élégants, les moins bons, sont maigres, légers et sans caractère. On remarque de bonne réussite dans les Pomerol. Vendangés plus tôt, les blancs secs sont délicieux et aromatiques. Les liquoreux sont légers et acides.

1993

Millésime correct. Pour le Médoc, les tannins ne sont pas aussi mûrs que prévu, les vins sont plus austères et manquent de souplesse. En revanche, les Saint-Emilion, Pomerol et Graves, vendangés avant le Médoc, présentent peu de trace de dilution. Les vins se distinguent par une profondeur et une fermeté inattendues. Les blancs secs sont aromatiques. Les liquoreux, élégants et légers, manquent de structure.

1994

Millésime de bonne qualité mais irrégulier. Les vins sont concentrés, tanniques et de bonne garde. Certains sont austères et maigres. Ceux issus du cépage merlot connurent les meilleures réussites. Vendangés avant les pluies, les blancs secs sont parfaitement équilibrés. Les liquoreux sont élégants et fruités mais de petite garde.

1995

Millésime exceptionnel dans toutes les appellations du Bordelais. Très homogènes, les vins sont riches, onctueux et parfaitement équilibrés. Les Pomerol et Saint-Emilion à dominante de merlot, sont d’une concentration hors-normes. Les blancs secs sont amples et très aromatiques. Pour les liquoreux, il s’agit d’un millésime d’exception avec des vins d’une très grande richesse.

1996

Un très grand millésime en qualité et en quantité. La plupart des vins du Médoc sont pleins, amples, aromatiques et de grande garde. En revanche, les Pomerol, Saint-Emilion et Graves sont de qualité plus irrégulière. Favorisés par une récolte précoce, les vins blancs secs sont magnifiques et complexes. Les liquoreux sont d’une richesse peu commune.

1997

Millésime correct avec une qualité irrégulière. En règle générale, les vins sont tendres, fruités et équilibrés mais d’une garde limitée. Les blancs secs sont aromatiques mais la complexité n’est pas toujours au rendez-vous. En revanche, les liquoreux sont particulièrement réussis avec des vins riches, amples et de longue garde.

1998

Millésime de grande qualité. Les grands châteaux, pratiquant une sélection rigoureuse, ont produit des vins fins, élégants et complexes. Les Pomerol et Saint-Emilion des vins puissants et veloutés. Les Graves et Margaux possèdent davantage de fruit et de finesse que les autres Crûs. Les liquoreux, moins complets qu’en 1997, sont dans l’ensemble fruités et élégants.

1999

Millésime de bonne qualité. Les châteaux ayant procédé à une récolte rapide ont produit des vins souples, élégants et délicieusement parfumés. Les Pomerol, Saint-Emilion, Médoc et Graves rouges comptent parmi les meilleurs réussites. Les liquoreux sont élégants, fruités et de bonne garde.

2000

Millésime grandiose. Les Médocs et les Graves sont sublimes. En revanche, les amateurs doivent se montrer plus sélectifs en Pomerol et Saint-Emilion. Un millésime à oublier en Sauternais. Les 2000 sont des vins de robe profonde, qui exhibent des arômes et des saveurs de fruits concentrés, qui sont dotés de tannins mûrs, dont les niveaux d’acidité sont relativement faibles et les finales remarquablement longues, dans presque toutes les régions, catégories et Crûs. Ce millésime surpasse les grands millésimes tels les 1996 et 1998. Les meilleures Crûs sont issus des appellations Pauillac et Saint-Julien. Les Margaux suivent de très près, surclassant facilement les Saint-Estèphe. Dans le Libournais, certains Crûs manquent de profondeur. Les Graves sont superbes. Les Blancs présentent une grande fraicheur avec un équilibre parfait. Les rouges sont très aromatiques, charnus et solides, ils sont de longues gardes. En Sauternais. Très peu de vins présentent une bonne concentration et un nombre encore plus limité de ces vins arborent des saveurs de botrytis.

2001

Un millésime exceptionnel pour les liquoreux. Pour les rouges et les blancs secs, le millésime est de bonne qualité. C’est un millésime classique, plus tannique qu’en 2000 et de longue garde. L’hétérogénéité est plus grande aussi, il faut être sélectif. Les blancs secs sont superbes. La majorité d’entre eux allient acidité, richesse et maturité du fruit. Dans les rouges, les Saint-Emilion sont exceptionnels, peut-être meilleurs qu’en 2000. Pessac-Léognan se distingue par un équilibre parfait. Dans le Médoc, le cabernet-sauvignon n’atteint pas toujours sa maturité optimale. On note de très belles réussites à Saint-Estèphe et Pauillac, plus de sélectivité s’impose à Margaux. Riches, complexes et équilibrés, les Sauternes sont sublimes, probablement l’un des plus grands millésimes depuis les 100 dernières années.

2002

Les vins dominés par ce cépage sont riches, puissants, équilibrés et profonds, avec une architecture tannique exceptionnelle. De longue garde, ils seront à terme d’un très grand raffinement. Les Merlots de la rive droite et les Cabernet-Franc sont moins réussis, mis à part l’élite de Pomerol et de Saint-Emilion. Les conditions climatiques auront finalement été favorables à l’arôme et au potentiel de garde des grands vins blancs secs. Quant aux liquoreux, leur concentration et leur pureté aromatique laissent à désirer. Ils sont néanmoins très bons aujourd’hui.

2003

Les vins liquoreux, quant à eux, sont exceptionnels, dotés d’une pureté aromatique et d’une richesse jamais constatées depuis les superbes 1989 et 1990. Enfin en blancs secs, les grands terroirs où se pratiquent de faibles rendements et une viticulture soignée, promettent de très belles bouteilles.

2004

Belle qualité pour les grands vins rouges. La grandeur de 2004 tient avant tout dans l’extraordinaire régularité de sa qualité. Taillés pour le vieillissement, les 2004 présentent de savoureuses notes de fruits rouges et un boisé délicat, un corps charnu, des tannins soyeux et une concentration remarquable. Si les liquoreux ont bénéficié d’excellentes conditions de sur-maturation, ils ne s’avèrent pas à la hauteur de l’incroyable 2003 précédent. Enfin, la réussite des grands blancs secs tient davantage au travail soigné de certains producteurs qu’au fabuleux mois de septembre.

2005

Une récolte homogène, des raisins dans un parfait état sanitaire : il s’agit bien d’un millésime d’exception !. Les Merlots sont aussi réussis que les Cabernets : fruit intense et élégant, équilibre, profondeur, richesse, concentration et extrême fraîcheur, sans oublier un potentiel de garde presque illimité. Seul le temps nous dira s’ils se révèlent aussi grands que les 2000, 1989 et 1982 auxquels on les compare déjà volontiers. Les liquoreux sont tout aussi grandioses, offrant un bel équilibre sucre/alcool/acidité, ainsi que de délicieuses nuances confites, rôties et grillées, auxquelles se mêlent de fines notes boisées. D’un style plus classique que l’exceptionnel 2003, ils sont néanmoins comparables aux magnifiques 2001 et 1997, voire encore plus grands.

2006

Les vins les plus harmonieux sont ceux de la rive droite, en particulier les Pomerol, qui bénéficient d’un terroir plus précoce. Rive gauche, les Médoc arborent des tannins anguleux et austères, en raison de l’acidité qui marque le millésime. Belle réussite pour les Sauternes qui allient fraîcheur et opulence.

2007

Les blancs sont sèveux et aromatiques, avec une acidité de bon aloi. Les vins liquoreux de Sauternes et de Barsac, comme ceux d’Anjou, sont exceptionnels de finesse et d’équilibre.

2008

Meilleur que 2007, plus dense, plus construit et sans doute plus riche que 2006. Mais, en contrepartie, il connaît aussi une certaine hétérogénéité au sein même de chaque appellation. Les types de sols, les expositions des parcelles et surtout, le travail à la vigne des différentes propriétés, ont été autant de facteurs très discriminants dans ce millésime.

2009

D’un fruit éclatant et d’une richesse colossale, entrent dans la légende. La réussite est moins homogène sur la rive droite en raison de la sur-maturité des merlots et de la puissance en alcool qui caractérise le millésime. Les Sauternes, qui ont bénéficié d’une arrière-saison idéale, sont riches et opulents.

2010

Les Grands Crûs du Médoc et de Saint-Emilion pourraient bien, d’ici une vingtaine d’années, surpasser les 2009. Les blancs secs et liquoreux, qui ont bénéficié de la fraîcheur du mois d’août, sont nerveux et racés.

2011

Compte tenu des conditions climatiques difficiles, rares sont les spécialistes qui s’attendent à ce que le millésime 2011 rivalise avec ses deux exceptionnels ainés de 2009 et 2010. Millésime hétérogène, dont les conditions climatiques particulières ont obligé les viticulteurs à montrer le meilleur d’eux-mêmes pour atteindre une haute qualité. C’est, enfin, un millésime de moyenne garde, dont les vins devraient être buvables entre 5 et 15 ans.

Côtes du Rhône

2002

Des vins au fruité agréable, sans beaucoup de puissance, avec des perspectives de garde limitées. On notera que les cuvées spéciales n’ont pas été produites dans ce millésime trop peu qualitatif.

2003

On enregistre aussi de belles réussites à Cornas, avec des vins à haute teneur en alcool mais d’une texture soyeuse. Pas une goutte de pluie n’est tombée sur le vignoble de Côte-Rôtie de la mi-mai jusqu’aux vendanges. La qualité du millésime s’en ressent, elle est plus hétérogène. Mais surtout, les rendements ont été divisés par deux par rapport aux années classiques. Les Condrieu se révèlent puissants, riches et savoureux. Les autres vins sont massifs, à forte teneur en alcool, ils demanderont quelques années avant de s’affiner. Gigondas a produit de beaux vins.

2004

Millésime de qualité, avec des vins de bonne facture, d’une grande richesse aromatique. Le vignoble de Saint-Joseph a bénéficié à plein de l’ensoleillement de septembre, et l’appellation compte de belles réussites, tout particulièrement en rouge. A Cornas, le niveau qualitatif moyen est remarquable. Ils présentent des tannins soyeux et pourtant puissants, gage d’une longue perspective de garde. Parfaitement mûrs, les Gigondas sont également très réussis. A Crozes-Hermitage, les blancs se distinguent tout particulièrement. Les Condrieu sont plus hétérogènes en termes de qualité, seuls les domaines les plus sélectifs ont bien tiré leur épingle du jeu.

2005

Les vins se révèlent tanniques, denses, puissants. Intensément fruités, ils pourront affronter une longue garde. Les Châteauneuf-du-Pape font preuve d’un bel équilibre, et les plus grands domaines ont produit des vins dont les perspectives de garde se comptent en décennies. Grand potentiel également pour les vins de Gigondas. Très beau millésime en Côte-Rôtie également : les vins, intensément fruités, se révèlent d’un bel équilibre, très harmonieux. Déjà très séducteurs dans leur jeunesse, ils se garderont (très) longtemps. Dans l’appellation Crozes-Hermitage, ce sont les rouges qui doivent être privilégiés : l’appellation a produit des vins tout en finesse. En blanc la qualité est moins homogène d’un domaine à l’autre. En blanc toujours, les Condrieu sont très réussis, il se montrent élégants et persistants en bouche, révélant un fruit parfaitement mûr. Superbes.

2006

Aussi bien dans le nord que dans le sud, les terroirs les plus complexes bénéficient d’un excellent potentiel de garde. Châteauneuf du Pape a produit des vins tout en finesse, qui parviendront assez rapidement à leur apogée. De belles réussites également à signaler parmi les vins de Gigondas.

2007

Au nord, les vins se révèlent élégants, complexes. En Côte-Rôtie la récolte a été généreuse et les vins se montrent de bonne qualité. La colline d’Hermitage a une remarquable élégance, à déguster sur le fruit pour en apprécier la finesse. Belles réussites parmi les Hermitage blancs. Les vins de Cornas sont d’une puissance moyenne mais agréablement doux et soyeux. A boire sans attendre, les Crozes-Hermitage, bien réussis mais sans perspectives de garde démesurées. A noter, la belle réussite des Condrieu, d’une belle minéralité portée par le terroir.

2008

Le millésime 2008 est séduisant, avec des vins tout en finesse. Les Châteauneuf se révèlent délicieux, pleins de fruit, ils restent frais et faciles à marier à table sans fatiguer le palais. A boire sans trop attendre, pour le plaisir.

2009

Toutes les qualités que l’on est en droit d’attendre de grands vins de la vallée du Rhône, sont rassemblées au nord de la région : franchise, expression, volume, puissance, finesse, élégance. Le millésime 2009 semble très prometteur pour les vins rouges qui présentent un bel équilibre, de la couleur et une belle gamme aromatique.

Les blancs et les rosés s’annoncent également expressifs, très aromatiques et ne manquent ni de fraîcheur, ni de volume, ni de gourmandise.

Alsace millésimes

2002

La récolte, très abondante, s’est révélée de qualité moyenne. Seuls les grands terroirs ont tiré leur épingle du jeu, ainsi que les cuvées de Vendanges Tardives et de Sélection de Grains Nobles (surtout en Gewürztraminer), à la faveur d’un mois d’octobre plus clément.

2003

Dotés d’une faible acidité, les vins devraient, dans l’ensemble, être prêts à boire rapidement.

2004

Millésime classique et qualitatif, compte tenu du bel état sanitaire des raisins et d’un très bon niveau d’acidité. A cause d’un mois d’octobre maussade, les cuvées de Vendanges Tardives et de Sélection de Grains Nobles n’ont été produites qu’en très faibles quantités.

2005

Les vins révèlent d’ores et déjà une superbe pureté aromatique et l’élégance caractéristique des grandes années précédentes. Quant à la production de cuvées de Vendanges Tardives et de Sélection de Grains Nobles, minime voire inexistante depuis deux millésimes, elle s’est avérée d’un volume plus confortable en 2005, offrant par ailleurs une très belle qualité.

2006

Le millésime se révèle hétérogène d’un domaine à l’autre. Les vins se révèlent cristallins, droits, puissants et fermes, avec un potentiel de vieillissement intéressant. On notera que le Riesling et le Gewurztraminer donnent de bons résultats.

2007

Il faut faire preuve de sélectivité et privilégier les domaines qui ont vendangé tard car les vins ont été sauvés par les belles journées de septembre, et certains Crûs présentent un potentiel réellement séduisant.

2008

Le millésime 2008 est un très beau millésime classique en Alsace, assez proche de 2007 par sa composante acide et minérale, mais dont l’acidité et la minéralité sont comme « enveloppées » dans un fruit plaisant dès l’entrée en bouche. Ce fruit très présent est dû à la maturation très lente des raisins dans une atmosphère fraîche qui est favorable au développement aromatique des baies. La fraîcheur a en outre permis de ralentir le développement de la pourriture, de rentrer donc des raisins très sains et de conserver de l’acidité, gage d’un bon vieillissement. En résumé, un beau millésime, frais et fruité, avec beaucoup de finesse et une grande garde prévisible.

2009

Millésime très en contraste avec 2008 qui a donné des vins en tension, très minéraux, plutôt réservés, parfois à la limite de l’austérité. En 2009 les vins sont plus ouverts, plus généreux, plus opulents, en un mot, plus puissants. Evidemment certains vins poussent ces caractéristiques jusqu’à l’excès, en particulier sur l’alcool. La fraîcheur et les acidités ont été préservées et les finales de bouche restent salines et minérales. Globalement, 2009 a donc tendance à proposer des vins facilement plaisants, des Rieslings moins austères qu’en 2008, au fruité gourmand, un peu moins marqués par l’acidité et sans doute d’une garde un peu moins prolongée que d’habitude.

Champagne

2002

D’une belle richesse alcoolique, ils accusent un faible taux d’acidité, ce qui nuit sensiblement à la fraîcheur et au potentiel de garde. Si le Chardonnay s’avère opulent et parfumé, il manque toutefois de finesse, alors que les deux variétés de Pinot se révèlent très réussies, avec beaucoup de richesse, de maturité et de souplesse.

2003

Une maturité excessive et un taux d’acidité beaucoup trop faible, nuisant à la fraîcheur et la finesse du vin, sans oublier un volume de récolte considérablement réduit.

2004

Millésime flatteur, à défaut d’être exceptionnel.

2005

Avec un taux d’acidité très élevé, on ne peut que songer à un millésime qui comblera nez et palais, avant de marquer les esprits pour longtemps.

2006

Le pinot noir est le grand gagnant du millésime, il s’est imposé face au meunier et même au chardonnay. A noter, la faible acidité de l’ensemble des vins. L’année 2006 est millésimée.

2007

Les vins se révèlent homogènes, élégants, avec une pointe d’acidité, ils figurent dans la série des bons millésimes.

2008

Un millésime qui a produit des vins d’une belle concentration.

Loire

2004

En rouge, c’est de loin le Cabernet Sauvignon qui s’en est le mieux sorti. Quant aux blancs secs, ils sont beaux lorsque dominent le fruit, le minéral et la nervosité, mais sans intérêt lorsqu’ils ont été gagnés par la dilution ou le botrytis.

2005

Les vins rouges affichent une belle qualité, toutes appellations confondues, tandis que les blancs, offrant une superbe maturité du fruit et un bon équilibre entre sucre et acidité, promettent une très longue garde.

2006

Les blancs sont les plus réussis, à condition que la vendange ait été sévèrement triée : les pluies de fin septembre ont fait des ravages sur le chenin, un cépage généralement tardif. Ils gagneront à être bus jeunes, sur le fruit, leur capacité de garde étant limitée.

2007

Les vins sont caractérisés par la bonne qualité sanitaire du raisin. A la fois purs, doux, aromatiques mais aussi dotés d’une belle expression, les vins blancs secs et les liquoreux sont remarquables.

2008

Les blancs secs se montrent réussis, denses et droits. Les rouges sont plus hétérogènes, la sélectivité est de mise. Quant aux liquoreux, ils se sont fait rares, mais ils se révèlent de belle facture.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Consommer avec modération